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samedi 10 décembre 2011

Concert de soutien aux expulsés des Sorins

CONCERT DE SOUTIEN Dimanche 11 décembre à partir de 14h30

Pour exiger que l’État organise le relogement des expulsé(e)s et la régularisation de ceux et celles qui sont sans papier, le Collectif des Sorins vous invite à un concert de solidarité de 14h30 à 23h le dimanche 11 décembre dans la salle des fêtes de la Mairie de Montreuil. (M° Mairie de Montreuil).

Sur scène : Sanseverino, Jeanne Cherhal, Lester Bilal, Chants de rage et
de révolte, Exxon, Faratouba, Fatoumata Diawara, Melocoton, Première
Ligne, Sébastien Hogg, Seb Martel, XV Blakara, et quelques surprises ...

A boire et à manger sur place !
Exposition photo sur la lutte des Sorins.
Venez nombreuses et nombreux !

lundi 17 octobre 2011

réunion publique sur la restructuration du Bas Montreuil et des Coutures à Bagnolet

mardi 18 octobre 2011 à 20h


Lieu :Montreuil

Casa Poblano
15, rue Lavoisier
Montreuil (93)
Métro Robespierre

 

Réunion publique pour débattre et s'organiser

Bagnolet : Dégage, on aménage

Face à la restructuration urbaine du quartier du Bas-Montreuil et des Coutures à Bagnolet

Ces dernières années, les expulsions de logements se multiplient dans nos quartiers. Cet été fut particulièrement exemplaire, avec l'expulsion de plusieurs centaines de personnes à Montreuil au 94 rue des Sorins et d'une trentaine de personnes à Bagnolet au 178 rue Robespierre. Ces personnes s'organisent pour résister, ils demandent des logements et des papiers. L'objectif de ces expulsions est assurément de dégager les populations les plus pauvres.
Comme l'avouera un élu de Bagnolet, la préfecture avait décidé de « nettoyer le secteur », faisant de l'expulsion des squats une « politique prioritaire ». Les pouvoirs publics ont évidemment attendu les vacances d'été pour les réaliser, comme si ces expulsions étaient moins scandaleuses en été qu'en hiver (en 2010, le squat du 92 rue Victor Hugo à Bagnolet avait été expulsé en plein hiver).

Alors que les opérations immobilières s'accélèrent dans les deux villes, de plus en plus de personnes sont mises à la rue. Ces expulsions récentes ne sont pas des histoires isolées. Elles préparent le terrain avant la signature d'un nouveau plan d'urbanisme et d'investissement dans le bas Montreuil et le quartier des Coutures à Bagnolet entre l'Etat et les mairies : le « PNRQAD Montreuil-Bagnolet », (Plan National de Requalification des Quartiers Anciens Dégradés). Un plan associant préfecture, communes et promoteurs prévoit la destruction de dizaines d'immeubles, l'éviction de commerces, la percée de nouvelles rues, la construction de milliers de mètres carrés de bureau et d'habitations, par conséquent le déplacement de centaines de personnes. Sur ce plan dit de « requalification », on sait très peu de choses. Les mairies de Montreuil et Bagnolet informent la population au compte-goutte, sur les conseils avisés d'agences de Com [1] bien rémunérées. Les documents rendus publics sont très flous alors que ceux détaillant minutieusement la démolition/reconstruction du quartier restent inaccessibles aux premiers concernés. Pourtant, sous nos yeux, la transformation du quartier a déjà commencé à travers de nombreuses expulsions et le non- renouvellement des baux locatifs ou commerciaux.

Les mairies de Montreuil et de Bagnolet s'apprêtent à signer la convention cet automne. Les prochains conseils municipaux devraient voter de nouvelles mesures (« Zones d'Aménagement Concertées ») concernant cette reconstruction. Une fois de plus, les habitants des quartiers se retrouvent à ne rien pouvoir décider de ce qui les concerne directement. Mais cette restructuration n'est pas inéluctable. Nous pouvons nous organiser pour nous y opposer.
Certes, les promesses de meilleures conditions de vie tentent de rendre le projet acceptable, mais la réalité est toute autre : de nouveaux logements vont être construits, mais le nombre de relogements pour les habitants concernés est loin d'être à la hauteur des destructions prévues.

 

Quel est leur plan ?


Pour certains, le plan de « requalification » du quartier est déjà une réalité : les habitants de Bagnolet du 178 de la rue Robespierre expulsés, ceux à Montreuil de la rue des Sorins aussi, les Rroms de Bagnolet de la rue de l'Avenir menacés d'expulsion. Ceux qui avaient trouvé à se loger dans les immeubles dégradés du Bas Montreuil et du quartier des Coutures à Bagnolet, les plus vulnérables du fait de leur situation administrative (beaucoup sont sans-papiers), sont les premiers à faire les frais de la restructuration du quartier. Pour eux, aucun plan de relogement...

Pour d'autres, le plan prévoit la destruction de leur immeuble ou une rénovation telle qu'ils devront s'en aller. Alors qu'il existe déjà une liste prévisionnelle des immeubles promis à la destruction, les premiers concernés n'en savent toujours rien. Alors que déjà dans certains immeubles les baux ne sont pas renouvelés, les habitants ne se voient proposer aucune solution de relogement.

Pour tous les habitants de ces quartiers, la rénovation va impliquer un accroissement important du coût de la vie. Les loyers vont augmenter (ils sont déjà tellement chers...) et les commerces populaires seront chassés au profit de commerces inabordables. Ce qui à terme augmentera la précarité de la population actuelle et provoquera son départ forcé. Progressivement, le quartier sera transformé pour accueillir une population aux revenus nettement plus élevés. Rue de Paris, un squat a déjà été viré pour laisser place au restaurant « Pomme de pain ». A quand les baguettes à 1,50 € ? Le plan prévoit aussi la construction de milliers de mètres carré de bureaux.

Un des objectifs est que les cadres des entreprises habitent et consomment sur place - les autorités parlent « d'éviter l'évasion commerciale des cadres ». D'où l'ambition de transformer le quartier pour qu'il plaise à cette nouvelle population : petits restaurants un peu chics, commerces branchés et plus chers... Les autorités tentent de vendre le projet en agitant la promesse de la construction de « logements sociaux ». Quand on entend « logement social », on pense « logements pour les plus démunis ». C'est sans savoir que certains « logements sociaux » sont accordés à des personnes qui gagnent plus de 2300 € par mois ! En réalité, il existe trois types de logements sociaux [2], dont un seul concerne vraiment des personnes ayant relativement peu de moyens (et encore...) Une bonne partie des logements sociaux est donc destinée aux classes moyennes. A Paris, au nom de ce qu'ils appellent la « mixité sociale », le « logement social » a en fait bien aidé à l'embourgeoisement des quartiers et à terme à exclure tous les pauvres [3]. Ce d'autant plus que parmi les logements sociaux annoncés, il est très probable que certains soient provisoires. En effet, dans ce genre de rénovation urbaine, il arrive souvent qu'en échange d'avantages financiers offerts aux promoteurs, la mairie impose que des logements soient loués à des prix modérés. Mais cet accord ne dure que quelques années : au bout d'un certain temps, les logements « sociaux » peuvent redevenir des logements classiques (avec les prix du marché). Le nombre de logements sociaux d'un quartier peut donc diminuer au fil des années. Les personnes habitant dans ces logements seront alors à nouveau déplacées. C'est une forme de « transition douce », selon leurs mots, une façon moins visible de faire changer la population progressivement.

Les mairies, l'Etat à travers les préfectures, sous couvert de lutter contre l'insalubrité, vont détruire des immeubles entiers pour pouvoir construire des logements à des prix inaccessibles à la majorité de la population. Ils commencent par dégager les plus précaires, les sans-papiers, les squatteurs, les gens qui ne peuvent plus payer leurs loyers. Ils s'assurent ensuite auprès des propriétaires des immeubles concernés qu'ils ne renouvellent pas les baux locatifs afin que les pouvoirs publics n'aient pas à reloger leurs locataires.

L'Etat, la police, les mairies, les promoteurs régissent la ville et ceux qui y vivent, pour toujours pouvoir faire plus d'argent. Ce qu'ils veulent construire c'est un quartier plus lisse, plus contrôlable, plus riche. Un quartier sécurisé rempli de bureaux, de banques et de bars lounge. Un quartier pour cadres, avec restos chers et boutiques bio. Comme ailleurs, la rénovation a pour but de créer des espaces rentables à l'économie capitaliste et mieux gérables par l'Etat.

Tout cela aux dépens des pauvres pour lesquels la vie sera trop chère pour rester. Qu'on soit ou non directement expulsé, on devra partir toujours plus loin de Paris. Ce n'est pas pour dire que c'est mieux aujourd'hui, effectivement beaucoup de logements sont en mauvais état et en plus on paye des loyers. S'opposer maintenant à ces projets, c'est lutter contre ces transformations, pour que les gens ne soient pas obligés de s'en aller ; c'est résister à ces logiques conçues pour enrichir une petite partie de la population.

Des formes d'organisation, de résistances et de luttes ont existé et existent encore face à l'augmentation du coût de la vie, à la chasse aux pauvres : constitution de collectif(s) de quartier pour faire face aux administrations, agences immobilières, propriétaires, promoteurs. Mais aussi pour perturber des conseils municipaux et des « réunions de concertation », pour exiger des logements, pour résister ensemble aux expulsions, pour organiser des grèves de loyers et occuper des maisons vides....
C'est pour discuter de tout cela et tenter de s'organiser ensemble que nous appelons à une réunion publique:

Mardi 18 octobre 2011 à partir de 20h au Casa Pobla- no, 15 rue Lavoisier, Montreuil (métro Robespierre).

Nous ne représentons aucun parti et aucun syndicat et nous ne voulons pas être représentés.

 

Les Sorins


Le 94 rue des Sorins, c'était un très grand bâtiment squatté depuis 2008 par 300 personnes. Début mai 2011, les habitants apprennent qu'ils sont expulsables. Ils se mettent à lutter contre leur expulsion et demandent des logements et des papiers. Beaucoup de personnes se montrent solidaires. Dès qu'ils commencent à se mobiliser, les habitants sont la cible d'un harcèlement policier : la police arrête plusieurs jours de suite des sans-papiers dans les rues autour du squat.
A la toute fin du mois de juillet 2011, les habitants sont expulsés. Des dizaines d'entre eux sont alors arrêtés ; dix sont enfermés au centre de rétention de Bobigny puis re- lâchés. Suite à cela, des dizaines d'obligations de quitter le territoire ont été délivrées.
Les anciens habitants décident pour la plupart de rester ensemble et de continuer à lutter. Ils campent d'abord une nuit place de la Fraternité, puis restent presque un mois square de la République, et sont aujourd'hui sur un stade de foot boulevard Chanzy. Durant ces quelques mois, les Sorins ont organisé un rassemblement devant la mairie, plusieurs manifestations à Montreuil, participé à des manifs à Paris, lancé des rassemblements devant les ambassades de différents pays, appelé à des réunions avec des soutiens, fait des points d'infos tous les jours et des repas de soutien chaque semaine.
Préfecture et mairie ont déjà reçu des habitants des Sorins. La préfecture a refusé de considérer leur demande de logement et de régularisation, et leur a dit d'être le moins visible possible. Quant à la mairie, après avoir demandé que ces personnes soient expulsées, elle les avait encouragées à faire des milliers d'euros de travaux « d'hygiène et de sécurité » chez eux, juste quelques semaines avant l'expulsion. Ensuite, elle leur a conseillé l'endroit qu'ils occupent à présent (un endroit où presque personne ne les voit). Aujourd'hui, elle prétend qu'elle les soutient tout en disant qu'elle ne peut rien faire pour eux !
Point d'info tous les jours à 18h
Tous les vendredi soir, repas de soutien à 19h, Boulevard Chanzy, le stade est juste au-dessus du terrain de pétanque (c'est à l'angle avec la rue des Sorins)
Envoyer un mail à cette adresse permet d'être tenu au courant des différentes initiatives : sorinsenlutte@yahoo.fr
Cet encart date du 2 octobre. Il est possible que les gens des Sorins quittent le stade d'ici peu, mais rien de sûr. Si c'est le cas, l'information sera donnée via le mail.

 

Le 178


Le 178 rue Robespierre était squatté depuis une quinzaine d'années et a été racheté en 2009 par la mairie de Bagnolet. Il figure sur la liste des parcelles concernées directement par le projet de restructuration.
Fin juillet 2011, le 178 se fait expulser. 26 personnes à la rue. Une petite manifestation a lieu le soir même pour protester. Plusieurs des expulsés décident alors de camper devant le bâtiment avec leurs affaires. Ils restent là jour et nuit et demandent à être relogés et pour certains à avoir des papiers.
De temps en temps, ils lancent de petites initiatives publiques auxquelles viennent quelques soutiens : rassemblement le premier jour de la destruction de leur bâtiment, réunion d'information, manifestation jusqu'au forum des associations de Bagnolet, rassemblement devant la mairie...
Régulièrement, les anciens habitants se rendent à quelques-uns à la mairie. Ils sont parfois reçus, on leur fait quelques promesses, qui varient au fil des jours, et n'ont jamais mené à rien de concret.
Un jour, début septembre, les autorités viennent les menacer. Ils seraient trop visibles, il faut qu'ils enlèvent leur banderole, et leurs bâches. Deux jours après, ils sont expulsés du trottoir. Certains sont arrêtés, emmenés au commissariat, on leur colle des amendes de plusieurs centaines d'euros.
Les expulsés décident de réoccuper le trottoir. Mi-septembre, ils sont à nouveau expulsés. Aujourd'hui, après trois expulsions, les habitants sont dispersés ; on ne sait pas ce qui va advenir.
Une adresse mail existe pour se tenir au courant des éventuelles suites : robespierre_enlutte@yahoo.fr

Outres les textes qui précédent le 4 pages comporte des illustrations et le plan de restructuration des quartiers du Bas-Montreuil et des Coutures à Bagnolet :

jeudi 22 septembre 2011

HIER COLONISÉS, AUJOURD’HUI EXPLOITÉS, DEMAIN RÉGULARISÉS

Dernières nouvelles des Sorins... maintenant la cantine de soutien c'est LE VENDREDI SOIR.
Le texte du collectif, avec les rdv à jour :

HIER COLONISÉS, AUJOURD’HUI EXPLOITÉS, DEMAIN RÉGULARISÉS

Depuis le 31 juillet, à Montreuil, des centaines de personnes, hommes, femmes, enfants, dorment dehors, d'abord dans le square de la République et maintenant sur le terrain de foot du stade André Blain.

Jetés à la rue violemment par les CRS, ils ont dû abandonner leur logement (une ancienne usine qu’ils occupaient depuis 2008, rue des Sorins) sans même pouvoir récupérer leurs affaires. Ils venaient pourtant d’y réaliser de nombreux travaux d’hygiène et de sécurité et de signer une convention avec la mairie et le fournisseur d’eau. La préfecture en a profité pour arrêter ceux sans papiers et délivrer des arrêtés d’expulsion.

Mais nous continuons la lutte !

* RASSEMBLEMENTS LES LUNDIS DEVANT LES AMBASSADES
Algérie, Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Côte d'Ivoire, Gambie, Ghana, Guinée, Mali, Niger, Sénégal.
Départ du stade André Blain à 10h.

* REPAS DE SOUTIEN TOUS LES VENDREDI SOIRS
Boissons et plats pas chers - soutien à prix libre -
au stade André Blain à partir de 19h30.

* POINT INFO TOUS LES JOURS A 18H
au stade André Blain. Pour être tenu informé, envoyez un mail à sorinsenlutte@yahoo.fr

* RÉUNION SOUTIENS/SORINS TOUS LES MERCREDIS A 19H
au stade André Blain.


“La pauvreté n’est pas un délit, mais jeter 300 personnes à la rue est un crime.”

Les expulsés ont notamment besoin de :
- tentes - couvertures - nourriture (huile et pâte d'arachide, riz, fruits, légumes, ...)
- jouets - couches pour bébés - produits de toilette - fournitures de cours pour adultes (cahiers, crayons,..)

On peut passer à tout moment voir les expulsés pour obtenir des renseignements, déposer de l'aide ou manifester son soutien.

Collectif des expulsés de la rue des Sorins
Stade André Blain,
138 boulevard Chanzy, Montreuil
métro Croix de Chavaux ou Robespierre

lundi 1 août 2011

Habitants des Sorins, chassés de partout, toujours debout

dimanche 31 juillet 2011

Voici le tract des habitants des Sorins distribué aujourd’hui à Montreuil lors de la manifestation contre toutes les expulsions. Les habitants ont été chassés hier de la place de la Fraternité où il s’étaient rassemblés suite à l’expulsion. Hier et aujourd’hui ils ont trouvé refuge à la bourse du travail à Croix de Chavaux. Pas encore de nouvelles précises des personnes placées en centre de rétention.

Chassés de partout, toujours debout

Nous habitions le bâtiment situé au 94 rue des Sorins à Montreuil depuis 2008. Plus de 300 personnes : jeunes travailleurs, familles avec enfants, certains ont des papiers d’autres non. Le lieu était vaste, c’était une ancienne usine, nous l’avions occupée pour ne pas dormir dehors. Menacés d’expulsion depuis mai 2010 nous avons été expulsés le samedi 30 juillet, à 7 heures du matin, par une armada policière composée de 50 fourgons qui a occupé le quartier toute la journée.

Alors que nous avions vécu des années sans eau, une convention avait été passée récemment avec la ville, le fournisseur d’eau et nous, et immédiatement nous avions commencé à équiper le bâtiment de sanitaires, inextants juqu’alors. Ces travaux nous les avons payés de notre poche : 5 300 euros pour l’installation des douches et des toilettes, pour l’approvisionnement d’eau dans tout le bâtiement et pour augmenter le nombre de sortie de secours. Des mois auparavant nous avions déjà fait pour 3080 euros de travaux pour mettre l’électricité aux normes et des démarches étaient en cours avec EDF concernant l’arrivée élecrtique au compteur. À la veille de l’expulsion, le vendredi 29 juillet, nous avions lancé un appel aux responsables de la mairie pour venir voir les travaux que la mairie avait elle-même exigés de nous. Le lendemain, tôt le matin nous avons été expulsés de notre logement.

Lors de l’expulsion, après nous avoir trié entre ceux ayant des papiers et ceux n’en ayant pas, la préfecture, par souci de nous diviser, a proposé des relogements de 15 jours à des familles, que certaines ne pouvaient qu’accepter. Une proposition à laquelle l’assemblée des habitants étaient majoritairement opposée, comme une offense à la forte solidarité qui existe entre nous. Le bras droit du préfet a même osé donner à choisir à l’un de nos délégués entre l’hôtel dans le silence ou le Mali avec fracas. Nous considérons que cette proposition n’était pas un moyen de répondre à cette situation, mais de la faire disparaître dans le mépris. La préfecture a d’ailleurs procédé à 80 interpellations. Au dernière nouvelle il semblerait que 12 habitants aient été placés en centre de rétention. Nous exigeons qu’ils soient libérés immédiatement.

Dans l’aprés-midi du samedi, les quelques soutiens des habitants de l’usine et des habitants des Sorins ont été pris dans une nasse policière qui a frappé sans raison, les personnes réunies, avec la volonté délibérée de procéder à des interpellations, sans accorder aucune considération au vice-consul du Mali, présent sur les lieux, qui tentait de négocier la libération immédiate du groupe piégé. Environ 80 personnes ont été ainsi emmenées au commissariat du 18ème, et relâchés relativement rapidement.

Nous, les habitants des Sorins, demandons depuis le début une table ronde avec la préfecture et la mairie, qui ne cessent de se renvoyer les responsabilités l’une à l’autre, mais qui sont fondamentalement d’accord pour nous faire disparaître, mais nous ne lâcherons rien, et exigeons toujours des relogements définitifs pour tous les habitants et la régularisation pour toutes et tous. Et vite !

Le collectif des habitants du 94 rue des Sorins

source

samedi 30 juillet 2011

manif demain en soutien aux sorins et à la MQP


Le Bas-Montreuil en état de siège aujourd'hui toute la journée


à ne pas manquer: vidéo Les rois du pétrole

mercredi 6 juillet 2011

soirée contre les expulsions de lieux de vie et d'activité

samedi 9 juillet 2011 à 18h


Rencontres, cantine et concert

Soutien aux habitants du 94 rue des Sorins et du 234 rue de Rosny, tous menacés d'expulsion !

La soirée aura lieu au sein des « murs à pêches » de Montreuil, sur la parcelle et grâce à l'accueil de l'association « Lez'arts dans les murs ».

Entrée libre à partir de 18h, restauration et buvette sur place

Invités :
TOYA (raggae soninké)
Aboubakar Kafango (musique traditionnelle mandingue - Burkina)
invités et
interventions sur les luttes en cours contre les expulsions

Adresse : 71 bis rue Pierre de Montreuil
Métro mairie de Montreuil, bus 102, 121, 122 arrêt Danton ou St Just (15 mn du métro)

[Rendez-vous publié sur Démosphère]
source: CIP-IDF

voir aussi: Allergie à l'air du temps — Compassion & stigmatisation,
un double langage permanent, le cas Voynet à Montreuil.